Table ronde sur la réglementation du crédit, du travail et des affaires

Table ronde sur la réglementation du crédit, du travail et des affaires

En date du 21 juillet 2020, l’API, en collaboration avec le CDE, a organisé, à l’Hôtel Emeraude de Bujumbura, une table ronde autour du thème « Réglementation du crédit, du travail et des affaires ».

L’API en tant que la structure gouvernementale chargée de la facilitation des affaires, s’emploie quotidiennement à créer un environnement propice aux affaires en proposant des réformes pour l’amélioration du climat des affaires. Quant au CDE, il vise la réduction des obstacles à la prospérité, au développement économique et l’éradication de la pauvreté, en proposant des politiques qui prônent la liberté économique.

DSC 0008M. Désiré MUSHARITSE, Directeur de l'API à l'ouverture de la table ronde

De leurs missions, l’API et le CDE concourent toutes à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration du climat des affaires par l’attraction des investissements. C’est dans ce cadre qu’un partenariat a été conclu entre ces deux institutions et que plusieurs activités sont régulièrement initiées. La dernière étant la table ronde sur la réglementation du crédit, du travail et des affaires.

Il importe de rappeler qu’une bonne réglementation du crédit, du travail et des affaires est gage de prospérité d’un pays. En effet, elle va permettre l’investissement, la création de l’emplois et de la richesse mais aussi rendre possible l’épargne qui va permettre d’accroître et d’étendre l’investissement en vue d’une augmentation de la production.

Au Burundi, le crédit accordé au privé est minime, comparé au total des crédits octroyés par les banques. En outre, par rapport au marché du travail, le Fraser Institute estime que même si la règlementation du travail est bonne, il reste certains obstacles au recrutement et au licenciement, ce qui peut être un frein à l’embauche. Quant à la règlementation des affaires, il est à noter que le Gouvernement du Burundi, à travers l’API, a allégé les procédures de création et d’enregistrement des entreprises mais des efforts doivent être faits pour alléger les formalités administratives très longues et coûteuses notamment en matière fiscale.

Sur base des pistes de réflexion du consultant, les participants ont identifié les forces et les faiblesses inhérentes à la réglementation du crédit alloué au secteur privé ; la réglementation du travail en matière d’embauche et de licenciement et enfin, les voies et moyens de promouvoir les affaires au Burundi.