Réunion de réflexion sur l’industrie du cuir et les peaux

Réunion de réflexion sur l’industrie du cuir et les peaux

Le Mercredi 31 octobre 2018, l’Agence de Promotion des Investissements (API) a organisé une réunion de réflexion sur la problématique d’approvisionnement en matières premières de l’industrie du cuir et sur les mesures possibles à prendre pour soutenir le développement de ce secteur. La réunion a connu la participation des industriels du secteur des cuirs, les représentants du secteur public et les représentants des entreprises exportatrices des peaux brutes.

Cet atelier est organisé dans un contexte caractérisé par des doléances des acteurs de l’industrie du cuir, faisant état de carence de la matière première (des peaux brutes). Malgré la mesure de restriction  des exportations des peaux, avec l’instauration d’une taxe de 80% de la valeur d’exportation des peaux brutes, à travers la Loi des Finances, les industries de transformation des peaux brutes éprouvent encore des difficultés d’approvisionnement des peaux brutes qui constituent leur matière première. Cela a  pour conséquence un faible taux d’utilisation des capacités de production installées par les 2 unités industrielles opérationnelles (AFRITAN et SINOBU) et limite ainsi la performance de l’industrie cuir au Burundi.

CEOREFM. Léonard SENTORE, le directeur de l'API,prononçant le mot d’ouverture

Ce paradoxe a conduit à l’organisation de cette réunion de réflexion avec toutes les parties prenantes dans le but d’analyser les causes de cette carence et de proposer des solutions pour un développement durable de l’industrie de transformation des peaux brutes et des exportations des produits en cuir à haute valeur ajoutée.

Dans son mot d’ouverture, le Directeur de l’API, Monsieur Léonard SENTORE a remercié les participants pour leur volonté et leur engagement de contribuer d’une part, au développement du pays à travers la création de sociétés orientées vers l’exportation, et d’autre part à la facilitation des affaires.

Monsieur SENTORE a informé les participants que le but de la séance est fondé sur le souci de développer et de favoriser le commerce en général et l’exportation des peaux transformées en particulier. Il a indiqué par ailleurs que l’API reconnait les contraintes et les défis auxquels les industries du cuir au Burundi font face et promet, en collaboration avec les autres intervenants dans le secteur, d’appuyer et d’accompagner les investisseurs afin de soutenir davantage le développement de l’industrie du cuir au Burundi.

PAEREFLes participants à la réunion

Après un exposé sur l’état des lieux et la performance de l’industrie du cuir au Burundi par M. CIBOGOYE Jean-Claude, Chef de Service Promotion des Exportations, les participants ont échangé sur les défis et contraintes liés à l’exportation   afin que toutes les parties prenantes présentes puissent apporter quelques pistes de réflexion et dégager des recommandations sur une meilleure gestion des peaux brutes afin de soutenir davantage le développement l’industrie du cuir au Burundi.

Plusieurs recommandations ont été formulées et ont toutes tourné sur les mesures de restrictions d’exportation et du commerce informel des peaux brutes au Burundi. Les participants ont suggéré que ces recommandations soient adressées urgemment à l’autorité supérieure, de préférence, au plus Haut Niveau pour la sensibilisation et la prise de décision pouvant garantir l’approvisionnement régulier de la matière première de l’industrie du cuir au Burundi et assurer ainsi sa pérennité.