Des pistes pour le renforcement du système de contrôle Sanitaire et Phytosanitaires (SPS)

Des pistes pour le renforcement du système de contrôle Sanitaire et Phytosanitaires (SPS)

En date du 27 octobre 2022, les parties prenantes aux programmes d’appui et de développement du secteur de l’horticulture ont animé un atelier de revue et de validation d’un plan d’actions prioritaires (PAP) pour le renforcement du système de contrôle SPS au Burundi. Les cérémonies d’ouverture de cet atelier ont été réhaussé par Monsieur Didace NGENDAKUMANA et Monsieur Emmanuel NTAKIRUTIMANA, respectivement Directeur Général de l’Agence de Développement du Burundi et Représentant légal de l’Interprofession des Fruits du Burundi (IPFB). Dans son allocution, le Représentant Légal de l’IPFB a manifesté sa satisfaction pour le pas franchi pour la mise en place d’un programme de renforcement du système de contrôle SPS. En soulignant la pertinence des questions SPS en matière du commerce et surtout l’accès au marché, il a remercié toutes les parties prenantes participant à cette assise et les a demandés de continuer à soutenir cette initiative par la mise en œuvre du PAP chacun en ce qui le concerne.  

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Le Directeur Général de l’ADB à son tour a souligné l’importance des thématiques ayant fait objet d’échanges de l’atelier et a réitéré l’engagement de l’Agence à soutenir toutes les initiatives prévues dans le cadre du PAP. Il a en outre souligné que le PAP et le secteur d’intervention, l’horticulture en l’occurrence concordent avec les domaines prioritaires de la stratégie de l’ADB 2022-2027, récemment adoptée.

Cet atelier fait suite à celui animé au mois de juillet dernier qui avait pour but l’évaluation des besoins en matière de contrôle SPS. Cet exercice d’évaluation ou diagnostic des besoins et d’élaboration dudit PAP vient d’être effectué grâce à l’appui technique et financier de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) dans le cadre de son Fonds pour l’Application des Normes et le Développement du Commerce (STDF) mise en place pour accompagner les pays en voie de développement afin de renforcer la prise en charge des aspects de conformité et de contrôle SPS.  L’accompagnement technique pour le diagnostic et l’élaboration du PAP a été confié à Monsieur BUBACAR Samb expert international en la matière.

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Avant de passer en revue le PAP, Monsieur BUBACAR a rappelé que ce dernier était le résultat d’un travail d’analyse interactive et participative ayant impliqué des groupes techniques tant publics que privés et que le PAP en question était donc conçu comme feuille de route qui permettra de résoudre les lacunes (gaps) observées. Les défis autour de tout ce qui est système de contrôle SPS ont été classés en trois grands groupes à savoir : les défis d’ordre institutionnel, les défis d’ordre technique et les défis communicationnel et relationnel.

Ainsi, en vue de faire face à ces défis, les participants à l’atelier ont validé un PAP composé de 2 fiches d’actions prioritaires ayant pour objectifs :

  • Contribuer à la mise en place d’un Système National de Contrôle des produits horticoles basé sur le risque ; et
  • Contribuer à la mise en place d’un système national de contrôle et de certification phytosanitaires basé sur le risque.

En vue de garantir le suivi-évaluation de la mise en œuvre du PAP, il a été proposé des comités multisectoriels et multidisciplinaires à savoir :

  • Un comité de pilotage qui sera présidé par l’ADB ;
  • Un comité technique sanitaire et
  • Un comité technique phytosanitaire.

En conclusion les participants à l’atelier ont manifesté leur enthousiasme par rapport au travail de planification abattu et un sentiment de gratitude pour l’appui technique du STDF à travers l’expertise de Monsieur BUBACAR Samb. Ils ont en fin souligné l’importance de l’engagement de toutes les parties prenantes pour la mise en œuvre effective du PAP.

 En perspective, l’IPFB et l’ADB procéderont dans un avenir très proche à l’opérationnalisation des actions préliminaires en étroite collaboration avec le STDF pour l’appui financier et avec les autres partenaires.

ADB, une nouvelle stratégie et la digitalisation des services d’immatriculation

ADB, une nouvelle stratégie et la digitalisation des services d’immatriculation

 L’Agence de Développement du Burundi, ADB a procédé à la Validation de son Plan Stratégique 2022-2027 et au lancement officiel de la Plateforme d'enregistrement en ligne des sociétés, des personnes physiques commerçantes, le Mercredi 12 octobre 2022, à l’hôtel Club du Lac Tanganyika.

 Dans son mot d’accueil, le Directeur Général de l’ADB, Monsieur Didace NGENDAKUMANA a souligné que le Plan Stratégique de l'ADB, est à la hauteur de sa mission. Elle apporte des solutions aux défis antérieurs de l'API et contribuera de manière significative à l'amélioration du climat des affaires au Burundi ; dixit le Directeur Général de l'ADB. Ainsi l'Agence a une lourde et noble tâche de placer le pays à un seuil élevé de développement et doit pleinement jouer son rôle d'interlocuteur unique et porte d'entrée aux investisseurs au Burundi, a-t-il ajouté.

Quant à Honorable Olivier SUGURU, Président du Conseil d'Administration de l’ADB qui a prononcé le mot d’ouverture, l’ADB doit s’adapter et poursuivre son soutien aux grandes stratégies promues par le Gouvernement tout en appuyant et encourageant la création de nouvelles entreprises innovantes. Dans ce sens, l’ADB doit contribuer plus fortement à l’éclosion et à la réalisation de projets porteurs de croissance pour l’économie du Burundi. Ainsi, a-t-il ajouté que dans la promotion de l’image du Burundi et selon les meilleures pratiques observées ailleurs, l’ADB doit mettre en avant, auprès des investisseurs étrangers, les qualités et possibilités d’investissement dont le pays recèle et rendre disponibles pour la communauté des investisseurs internationaux les informations relatives aux priorités stratégiques, que ce soit en termes de potentialités sectorielles, d’avantages comparatifs, de positionnement géographique ou d’appartenance à une communauté économique particulière.

Notons que le Plan Stratégique 2022-2027 de l'ADB s'articule sur trois Piliers : (i) Faciliter l’investissement privé ; (ii) Agir comme un facilitateur de l’écosystème pour renforcer les capacités des PME et (iii) Renforcer les capacités de l'Exportation.

Après les discours de circonstance, des différents exposés en rapport avec le Plan Stratégique ont eu lieu. Dans un premier temps ont été présentés les principales conclusions du diagnostic de l'ADB ainsi que la méthodologie, vision et objectifs Stratégiques. En dernier lieu, ont été présenté les trois piliers du plan stratégique en précisant en détails leurs contenus et le Business Plan 2022-2027 qui l’accompagnera.

Le 2ème volet de l'atelier était relatif au lancement de la plateforme e-registration qui consiste à enregistrer en ligne des entreprises. L'initiative de cette activité s'ajoute sur des réformes déjà entreprises dans la création des sociétés dans l'objectif de faciliter les affaires. De plus cette réforme permet la décentralisation des services d'immatriculation et le suivi des entreprises créées pour une meilleure orientation et appui.

Dans son mot de clôture, le Directeur Général de l’ADB, Monsieur Didace NGENDAKUMANA, a déclaré que la nouvelle technologie vient rendre plus facile et plus moderne l’enregistrement des sociétés. « Les opérateurs économiques vont pouvoir bénéficier de façon automatisée leur immatriculation » a-t-il ajouté.

Rappelons que la plateforme a commencé à fonctionner depuis ce lundi, 17 Octobre 2022. Les créateurs des entreprises pourront s’enregistrer sur www.easybusiness.bi

Réflexion sur la performance commerciale du Burundi dans les communautés économiques régionales

Réflexion sur la performance commerciale du Burundi dans les communautés économiques régionales

Ce mercredi 30/03/2022, dans les enceintes de l’hôtel BELAIR, à Bujumbura, l’Agence de Développement du Burundi (ADB) a organisé une réunion avec les parties prenantes et des exportateurs pour analyser l’état des lieux des échanges commerciaux en général et les échanges commerciaux dans le cadre des Communautés Economiques Régionaux (CERs) en particulier, dont le Burundi est membre.

Photo 60Monsieur Didace NGENDAKUMANA, Directeur Général de l’ADB, prononçant le discours d'ouverture et Monsieur Jean Claude CIBOGOYE, Chef de service Promotion des Exportations à l'ADB

Dans son mot d’ouverture, Monsieur Didace NGENDAKUMANA, Directeur Général de l’ADB, a fait remarquer que le commerce extérieur du Burundi est largement dominé par les importations et que cette situation est en grande partie la cause explicative de la carence et le renchérissement de devises. A cet égard, en notant l’ampleur des questions auxquelles le Burundi est confronté dans le domaine des exportations, Monsieur NGENDAKUMANA a exhorté toutes les parties prenantes à conjuguer les efforts pour mettre en place des mécanismes conjoints susceptibles d’augmenter et de diversifier l’offre exportable pour pallier à la détérioration de la balance commerciale.

Au menu de cette assise, il avait été prévu deux présentations ayant servi de cadrage des pistes de réflexion à savoir, une présentation sur les principes d’une intégration régionale, par M. Jean-Claude NTIBANENEJE et une autre qui a porté sur l’état des lieux du commerce international du Burundi avec un accent sur les échanges au sein des CERs, par Jean-Claude CIBOGOYE. Après ces deux exposés, les participants ont poursuivi les analyses dans les groupes constitués pour cette fin, en vue d’approfondir les réflexions sur les défis et contraintes ; les opportunités afin de proposer des éléments de solutions susceptibles d’améliorer la performance commerciale du Burundi.

Photo 38M. Jean-Claude NTIBANENEJE du Service Promotion des Investissements à l'ADB faisant sa présentation sur L'intégration régionale

De la première présentation, la personne ressource est revenue sur la philosophie sur laquelle se fonde l’intégration régionale. En effet le but ultime d’un Etat qui décide de libéraliser son économie pour entrer dans une CER est la recherche des opportunités de marchés pour profiter des économies d’échelle, développer son industrie et stimuler la croissance.  A cet égard le pays doit se préparer en rendant ses produits plus compétitifs pour être à la hauteur de faire face à la concurrence sur les marchés de la CER, a souligné Monsieur NTIBANENEJE. L’analyse des forces en termes d’avantages comparatifs, la spécialisation et une politique de production orientée vers l’exportation sont des préalables à examiner pour garantir une intégration économique profitable et viable a-t-il ajouté.

Pour la deuxième présentation, la personne ressource a décortiqué l’état des lieux du commerce internationale. Partant de l’analyse de la balance commerciale chroniquement déficitaire de près de 1.500 millions de BIF en 2019, Monsieur CIBOGOYE a rappelé que le fait que les exportations sont largement faibles et que par conséquent ces dernières ne peuvent pas couvrir les besoins en importation, expose le pays à une détérioration continue de la monnaie locale qui, à son tour contraint le pays à un cercle vicieux car, moins d’exportations conduit à la rareté des devises et leur renchérissement, l’inflation, la diminution du pouvoir d’achat, la détérioration du bien-être social, a précisé M. CIBOGOYE. Après cette vue d’ensemble de la tendance du commerce international, il a procédé à une analyse du commerce bilatéral entre le Burundi et chacun des pays membres de la CAE. Sur l’ensemble des pays analysés, seul le commerce bilatéral avec la République Démocratique du Congo (RDC) affiche plus d’opportunités de marchés car la balance commerciale du Burundi avec ce nouveau-né de la CAE est excédentaire, avec une part non négligeable des exportations du Burundi, soit près de 18%.

Photo 31M. Jean-Claude CIBOGOYE, Chef de Sercice Promotion des Exportations à l'ADB présentant l’état des lieux du commerce international du Burundi

 

Conformément au programme de cette réunion, les participants ont ensuite procédé à la formation de groupes de travail pour approfondir des échanges sur les défis et les potentialités autour de la thématique « performance commerciale du Burundi » afin de formuler des éléments de solutions à soumettre à la hiérarchie pour une mise en place des mécanismes et stratégies orientés au renforcement des investissements, des productions et des exportations. Les préoccupations majeures ayant fait objet de recommandations sont entre autres : - Le renforcement du BBN, l’amélioration continue du climat des affaires pour faciliter les investissements tournées à la diversification et l’augmentation des exportations, une politique claire de gestion de devises, considérer la mise en place d’un guichet unique pour simplifier les procédures d’exportation, mettre en place une plateforme nationale de coordination des actions de promotion des exportations, etc.

La réunion qui avait débuté à 10h a été clôturée à 14h30 avec satisfaction de la part des participants pour avoir pris part aux échanges sur un sujet aussi pertinent. En perspective, les grandes recommandations seront transmises à la hiérarchie et feront objet de suivi sous forme d’un processus de plaidoyer pour la promotion des exportations et l’amélioration de la balance commerciale.

                             

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