Construction d’une culture de promotion du climat des affaires au Burundi : Formation sur les bonnes pratiques professionnelles

Construction d’une culture de promotion du climat des affaires au Burundi : formation sur les bonnes pratiques professionnelles

Du 5 au 7 Novembre 2018, à l’hôtel le Chandelier, le Projet de Développement Local pour l’Emploi (PDLE) a dispensé   une formation sur les bonnes pratiques professionnelles, à l’endroit du personnel d’accueil, des assistants des directions et des Guichets Uniques des institutions du Gouvernement que sont l’API, l’OBR, la CFCIB, la Direction des Titres Foncier et la Direction Générale de l’Urbanisme et de l’Habitat.

Dans son discours d’ouverture, Monsieur François Xavier NSABIMANA, Expert en développement du secteur privé au PDLE, a informé les participants sur le contexte de la mise en place du Projet de Développement Local pour l’Emploi (PDLE). Il a indiqué que c’est un projet du Gouvernement de la République du Burundi, financé par la Banque Mondiale dans le but de développer le secteur privé par la création des opportunités génératrices de revenus et d’améliorer l’accès aux services de base au Burundi. Il a aussi  précisé  que ce Projet comprend deux composantes techniques à savoir, les infrastructures et le développement local et l’appui aux MPME. Dans ce cadre,  plusieurs interventions seront effectuées pour la  promotion du secteur privé et  particulièrement sous forme d’appui des  institutions directement impliquées dans le développement du secteur privé, c’est à dire le renforcement  des capacités de l’API, de la CFCIB et de ses chambres sectorielles et d’ appui financier direct aux MPME en mettant en place  un Fonds catalytique  à leur disposition  ainsi que par la mise en place d’un certain  nombre de réformes  visant  l’amélioration du climat des affaires au Burundi.  La promotion du dialogue public-privé sera également mise en avant par la création des plateformes sectorielles de dialogue public-privé.

PDLE

C’est dans ce cadre qu’a été organisée la formation sur les bonnes pratiques professionnelles à l’accueil et au service client afin de renforcer les capacités des Guichets Uniques et autres établissements de pourvoyeurs des services issus des réformes à l’amélioration du Service client dans ces établissements dans le but de construire une culture de promotion du climat des affaires au Burundi. Il s’agit d’une action inscrite dans la Stratégie de Communication sur les réformes d’Amélioration du Climat des Affaires. En effet, Les guichets uniques et établissements similaires constituent la vitrine des réformes. Les services qui y sont offerts doivent correspondre à ce qui est décrit sur papier en termes de coût, délais et procédures. Bien plus, le service client qui y est assuré, doit être aux standards modernes, ce qui constitue en soi un message sur le niveau d’engagement du pays à attirer les investissements.

Les participants ont remercié vivement les organisateurs de cette séance de formation et ont souhaité que de telles formations soient dispensées à tout le personnel, y compris les décideurs des institutions bénéficiaires afin de faciliter la mise place, dans les Guichets uniques qui en sont dépourvus, d’un cadre d’accueil attractif et digne des investisseurs qui apportent leurs capitaux,

Signalons que les thèmes et modules de la formation ont porté sur :

Les attitudes des bonnes pratiques professionnelles ; le marketing des services et la performance en assistance de direction.

Réunion de réflexion sur l’industrie du cuir et les peaux

Réunion de réflexion sur l’industrie du cuir et les peaux

Le Mercredi 31 octobre 2018, l’Agence de Promotion des Investissements (API) a organisé une réunion de réflexion sur la problématique d’approvisionnement en matières premières de l’industrie du cuir et sur les mesures possibles à prendre pour soutenir le développement de ce secteur. La réunion a connu la participation des industriels du secteur des cuirs, les représentants du secteur public et les représentants des entreprises exportatrices des peaux brutes.

Cet atelier est organisé dans un contexte caractérisé par des doléances des acteurs de l’industrie du cuir, faisant état de carence de la matière première (des peaux brutes). Malgré la mesure de restriction  des exportations des peaux, avec l’instauration d’une taxe de 80% de la valeur d’exportation des peaux brutes, à travers la Loi des Finances, les industries de transformation des peaux brutes éprouvent encore des difficultés d’approvisionnement des peaux brutes qui constituent leur matière première. Cela a  pour conséquence un faible taux d’utilisation des capacités de production installées par les 2 unités industrielles opérationnelles (AFRITAN et SINOBU) et limite ainsi la performance de l’industrie cuir au Burundi.

CEOREFM. Léonard SENTORE, le directeur de l'API,prononçant le mot d’ouverture

Ce paradoxe a conduit à l’organisation de cette réunion de réflexion avec toutes les parties prenantes dans le but d’analyser les causes de cette carence et de proposer des solutions pour un développement durable de l’industrie de transformation des peaux brutes et des exportations des produits en cuir à haute valeur ajoutée.

Dans son mot d’ouverture, le Directeur de l’API, Monsieur Léonard SENTORE a remercié les participants pour leur volonté et leur engagement de contribuer d’une part, au développement du pays à travers la création de sociétés orientées vers l’exportation, et d’autre part à la facilitation des affaires.

Monsieur SENTORE a informé les participants que le but de la séance est fondé sur le souci de développer et de favoriser le commerce en général et l’exportation des peaux transformées en particulier. Il a indiqué par ailleurs que l’API reconnait les contraintes et les défis auxquels les industries du cuir au Burundi font face et promet, en collaboration avec les autres intervenants dans le secteur, d’appuyer et d’accompagner les investisseurs afin de soutenir davantage le développement de l’industrie du cuir au Burundi.

PAEREFLes participants à la réunion

Après un exposé sur l’état des lieux et la performance de l’industrie du cuir au Burundi par M. CIBOGOYE Jean-Claude, Chef de Service Promotion des Exportations, les participants ont échangé sur les défis et contraintes liés à l’exportation   afin que toutes les parties prenantes présentes puissent apporter quelques pistes de réflexion et dégager des recommandations sur une meilleure gestion des peaux brutes afin de soutenir davantage le développement l’industrie du cuir au Burundi.

Plusieurs recommandations ont été formulées et ont toutes tourné sur les mesures de restrictions d’exportation et du commerce informel des peaux brutes au Burundi. Les participants ont suggéré que ces recommandations soient adressées urgemment à l’autorité supérieure, de préférence, au plus Haut Niveau pour la sensibilisation et la prise de décision pouvant garantir l’approvisionnement régulier de la matière première de l’industrie du cuir au Burundi et assurer ainsi sa pérennité.

Newsletter N⁰22

Chers lecteurs, la Newsletter N⁰22 version française est disponible maintenant.

Cliquez sur la photo pour consulter

NL22

Vous pouvez consulter toutes les Newsletters sur ce lien Newsletters

Régime du commerce simplifié : un outil important pour la promotion du petit commerce transfrontalier

Régime du commerce simplifié : un outil important pour la promotion du petit commerce transfrontalier 

En date du 23/08/2018 Monsieur Jean Claude CIBOGOYE, Chef du Service « Promotion des Exportations, à l’Agence de Promotion des Investissement (API) a animé à l’endroit des Membres de l’Association Interprofession des Fruits du Burundi (IFPB) un atelier de formation et d’information sur les principes, le fonctionnement et les avantages du Régime du Commerce Simplifié. Cet atelier tenu aux enceintes du Centre Reine de la Confiance, à Bujumbura, a été une occasion d’analyser l’état des lieux de la mise en œuvre de la politique du Régime du Commerce Simplifié au Burundi et de formulation des recommandations à l’endroit des décideurs pour veiller à l’opérationnalisation effective des Régimes de Commerce Simplifié établis dans les cadres du Marché Commun pour les Pays d’Afrique Orientale et Australe (COMESA) et de la Communauté des Pays de l’Afrique de l’Est (EAC).

Des cérémonies d’ouverture

Avant de suivre la présentation sur le Régime du Commerce Simplifié, Monsieur Emmanuel, NTAKIRUTIMANA, Représentant Légal de l’Association IFPB a prononcé un mot d’ouverture. Dans son allocution, il a souligné l’importance du thème prévu pour cet atelier et a estimé que les membres de l’IFPB présents allaient bénéficier des connaissances sur le fonctionnement du Régime de Commerce Simplifié à mettre en pratique pour améliorer leur performance. Il a également remercié Caritas International Belgique et la Direction Générale de la Coopération au Développement du Royaume de Belgique pour le financement de cette activité sans oublier de remercier l’Agence de Promotion des Investissements pour la franche collaboration dans l’animation de cette séance.

En outre, il a invité les participants à saisir les opportunités déjà disponibles en vue de réaliser des productions en quantités suffisantes et répondant aux règlements techniques requis pour le commerce transfrontalier. A cet égard, il les a invités à se préparer en conséquence pour bénéficier des appuis du Projet de Développement Locale et d’Emploi « PDLE », une initiative de la Banque Mondiale pour aider entre autres les Micro, Petites et Moyennes Entreprises à améliorer leurs produits d’exportation.

Avant de procéder à la présentation, Monsieur CIBOGOYE a remercié les organisateurs de cette activité qui relève par ailleurs des attributions du Service « Promotion des Exportations », dont il assure la coordination. Monsieur CIBOGOYE a également remercié les membres de l’IFPB pour avoir formé une association qui sert de plateforme de réflexion sur le développement de la filière à laquelle ils se spécialisent tous à différents niveaux de la chaîne. En soulignant la pertinence de la potentialité de cette chaîne de valeur « fruit », Monsieur CIBOGOYE a réitéré la consolidation de la franche collaboration entre l’API et l’IFPB.  Il a été noté que le secteur est porteur de développement et de croissance socio-économique, et que les acteurs doivent travailler en synergie pour faire face aux défis qui entravent son essor.

Du régime de commerce Simplifié

Dans sa présentation, le facilitateur de la séance a fait savoir, que le régime du commerce Simplifié est un programme convenu entre des pays se trouvant dans une même zone géographique en vue d’aider les petits commerçants transfrontaliers qui font le commerce de petites quantités de marchandises à augmenter leurs activités. Il a pour but de simplifier les procédures de dédouanement et de réduire le coût des transactions commerciales en permettant aux marchandises de bénéficier de l’élimination des droits de douane.

Ce régime trouve son origine dans l’Accord Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce (GATT 1994) et est mis en œuvre par les pays à travers différentes organisations régionales dans leurs efforts de réduction de barrières aux commerces. Dans le Cadre de la Communauté des Pays de l’Afrique de l’Est (EAC), le Protocole portant création du Marché Commun prévoit ce régime pour stimuler le commerce intra régional.

Pour comprendre le fonctionnement de ce régime, le facilitateur a montré aux participants le formulaire de certificat d’origine simplifié qui sert à la fois de preuve d’origine et de déclaration d’exportation. Pour bénéficier de ce régime, la valeur des marchandises doit être inférieure ou égale à 2000 $. La mise en œuvre de ce régime exige aussi que les pays arrêtent une liste commune des produits éligibles.

Le Régime du Commerce Simplifié est donc un outil de facilitation du commerce susceptible d’avoir un impact économique significatif car il concerne le petit commerce transfrontalier, pratiqué par un nombre non négligeable de la population à majorité femme. Les participants ont donc été encouragés de saisir cette opportunité pour augmenter le nombre de transactions vers la Tanzanie par exemple, dont la partie ouest longeant toute la frontière du Burundi à l’est, constitue un marché important.

Dans le cadre du COMESA, le Burundi a un grand potentiel de marché du côté de la République Démocratique du Congo. Néanmoins, le processus de mise œuvre effective du Régime du Commerce Simplifié n’a pas encore abouti. Les participants ont demandé aux Autorités du Burundi et de la République Démocratique du Congo de faire le nécessaire pour permettre aux commerçants de ces deux pays de jouir des avantages du Régime de Commerce Simplifié.

par1