Appui à la diversification des produits agricoles exportables

Appui à la diversification des produits agricoles exportables

Ce jeudi 5 novembre 2020, le Directeur de l’Agence de Promotion des Investissements (API), Monsieur Désiré MUSHARITSE, accompagné par une équipe de son staff impliqué dans les services de promotion et d’appui, a visité la société ELAGA, implantée en Commune Nyanza-Lac, dans la province Makamba.

Cette société exploite un complexe industriel de développement des filières agro-piscicoles tournées à l’exportation. De plus, Pour réaliser sa vision de complexe industriel, le site du projet ELAGA encore en pleine extension, sera bâti de sorte à abriter un hôtel moderne comprenant des activités de loisir variées et des endroits touristiques très attractifs y seront aménagés, telles sont les aspirations du promoteur du projet, Monsieur Albert NDEREYIMANA.

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La visite de l’API de ce projet relevant du régime de la zone franche, s’inscrit dans le cadre d’accompagnement et des conseils techniques comprenant entre autres des possibilités d’amélioration des appuis que bénéficie cette société pour plus de facilités dans l’exploitation du projet, l’analyse de son niveau de préparation à l’export : la certification des produits, la publicité et les marchés potentiels.

Lors des visites, l’équipe de l’API a apprécié le projet ELAGA pour sa conception novatrice qui inspire une preuve d’ingéniosité indéniable.

La société ELAGA a comme projet principal la distillation et l’exportation des huiles essentielles. Ces huiles essentielles sont distillées à partir des feuilles de patchouli cultivé par les membres de la coopérative IHURIRO.  Les membres de ladite-coopérative sont des populations environnantes qui profitent déjà de cette opportunité de culture commerciale supplémentaire.

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Ainsi peut-on donc apprécier que la participation des ménages dans le développement de la chaîne de valeur des huiles essentielles de patchouli fait de la société ELAGA, un catalyseur au développement de la population du milieu rural.

Pour aider ces populations rurales à bien gérer les richesses tirées de la commercialisation des feuilles de patchouli, ELAGA a construit une coopérative de crédit et d’épargne dénommée coopérative IHURIRO, que l’équipe de l’API a pu visiter.

Par rapport au projet, l’API a félicité le promoteur pour son projet novateur et surtout tourné à l’exportation. Le promoteur est confiant par rapport à la compétitivité de son produit. En effet les huiles essentielles ont pour usages dans des industries telles que les industries pharmaceutiques, alimentaires et cosmétiques, dont les produits connaissent une forte demande, raison pour laquelle le marché des huiles essentielles reste en pleine croissance.

Ainsi le secteur des huiles essentielles reste un secteur porteur et attractif dans lequel les investisseurs devraient se lancer pour profiter de ses opportunités.

Quant au sous-projet piscicole, il consiste à un élevage moderne des poissons dans des étangs piscicoles. Il s’agit d’une autre chaîne de valeur porteuse de croissance et de développement tel que l’ont déjà démontré un certain nombre de travaux d’analyse des filières alternatives de diversification des exportations du Burundi.

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Cette chaîne comprendra les maillons de multiplication des alevins dans une écloserie moderne et l’élevage des poissons dans des étangs piscicoles qui seront bientôt aménagés aux enceintes du site du projet. Ce projet piscicole contribuera également au développement des populations à travers la distribution des alevins aux bénéficiaires intéressés dans 5 provinces du pays. Ces provinces ont été choisies après analyse et résultats sur la possibilité d’adaptation des espèces de poissons cibles du projet.

Dans une ambiance de satisfaction et d’enthousiasme de la part des officiels de l’API et des promoteurs du projet ELAGA, la visite a été clôturée sur des promesses de collaboration mutuelle entre les deux parties chacun en ce qui le concerne en vue de veiller au développement durable du projet.

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De l’abolition définitive des emballages en plastique

De l’abolition définitive des emballages en plastique

En dates du 27 au 28 octobre 2020, l’Agence de Promotion des Investissements (API) a organisé un salon de l’emballage aux enceintes du Palais des Arts à Bujumbura. L’animation de cet événement a été faite sous le haut patronage de son Excellence le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, Monsieur Déo Guide RUREMA qui a réhaussé les cérémonies d’ouverture, en compagnie du Directeur de l’Agence de Promotion des Investissements (API), Monsieur Désiré MUSHARITSE et un Représentant du Maire de la ville de Bujumbura, Monsieur Christophe KINSHASA.

ouvDe gauche à Droite: Monsieur Désiré MUSHARITSE, Directeur de l’Agence de Promotion des Investissements (API),  Excellence le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, Monsieur Déo Guide RUREMA et Monsieur Christophe KINSHASA, Représentant du Maire de la ville de Bujumbura lors des cérémonies d’ouverture.

D’une pierre deux coups ! Animé sous le thème « Emballage adéquat : opportunité d’affaire, conformité aux normes d’exportation et de l’environnement », ce salon aura permis à ces deux institutions publiques non seulement de réaliser des actions de promotion du secteur de l’emballage mais aussi de vulgariser l’Ordonnance Ministérielle conjointe no 750/540/710/1510 du 12/10/2020 portant objet de mise en application effective du Décret no 100/099 portant interdiction de la fabrication, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets et autres emballages en plastique du 08/08/2018.

minExcellence le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, Monsieur Déo Guide RUREMA donnant un point de presse.

Pour assurer la mise en application effective, les dispositions de ladite Ordonnance prévoient entres autres des sanctions pour quiconque se rendra coupable de la violation dudit Décret réglementant l’utilisation des emballages en plastique.  Les montants d’amande infligés aux sujets, qui importent, qui fabriquent, qui commercialisent ou qui utilisent des sachets en plastique varient respectivement de 25 à 50 millions ; 12 à 25 millions ou 2 à 5 milles FBU.

S’agissant de la promotion des sociétés de fabrication des emballages biodégradables, 9 sociétés ont répondu avec enthousiasme à l’exposition des emballages produits localement. Lors des visites, les participants au salon ont réalisé que les 9 sociétés ont déjà fournis des efforts remarquables dans la production des emballages biodégradables de substitution des emballages en plastique en abolition.

A cet égard, son Excellence Monsieur le Ministre a profité pour démontrer aux commerçants l’existence des produits de substitution. Dorénavant personne ne devrait continuer à utiliser les emballages en plastiques sous prétexte de manque d’emballages adéquats, a précisé Monsieur le Ministre.

visiteVisite de stands de l'Excellence le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, Monsieur Déo Guide RUREMA

Néanmoins il s’observe encore très peu d’investisseurs dans la fabrication des emballages biodégradables pouvant contenir des produits liquides (bouteilles) et pharmaceutiques. Pour parer à cette lacune la loi prévoit une procédure selon laquelle les opérateurs économiques pourront importer des emballages en plastiques pour lesquels il n’est pas encore possible de les trouver sur le marché local, moyennant un plan de gestion des déchets qui préserve la sauvegarde de l’environnement.

En outre, les investisseurs ont été invités à prendre toutes les dispositions nécessaires pour profiter des opportunités d’investissement dans ces types d’emballage où il y a encore moins de concurrents. En effet la mise en œuvre effective de la loi sous analyse crée ainsi une opportunité de marché sans égal car les sociétés burundaises et les consommateurs n’auront pas d’autre recours prioritaire que celui des emballages biodégradables produits localement.

En marge de l’exposition, il a été tenu un atelier animé par des personnes ressources du Ministère ayant l’environnement dans ses attributions, l’API et le Bureau Burundais de Normalisation et de Contrôle de la Qualité (BBN). Les Thématiques traitées consistaient à sensibiliser davantage sur les impacts négatifs des emballages en plastique, sur l’environnement et la santé humaine, les contraintes au niveau de l’industrie et du commerce dues à l’utilisation des emballages hors norme. Les orateurs n’ont pas manqué également à souligner que le secteur de l’emballage au Burundi offre des opportunités d’investissements et ont lancé un appel vibrant aux investisseurs potentiels de ne pas tarder à les explorer dans les meilleurs délais.

Les cérémonies de clôture ont été marquées par des interventions des représentants des sociétés de fabrication des emballages qui en ont profité pour démontrer leurs capacités de production, les perspectives et des plaidoyers visant le soutien pour un développement durable.

Table ronde sur les dépenses, impôts et entreprises au service des investissements massifs et rentables pour notre pays

Table ronde sur les dépenses, impôts et entreprises au service des investissements massifs et rentables pour notre pays

Ce mardi,15 septembre 2020, à l’Hôtel City Hill, le Centre for Development and Enterprises Great Lakes (CDE Grands Lacs) et l’Agence de Promotion des Investissements (API) ont organisé conjointement une Table Ronde sur les dépenses, impôts et entreprises au service des investissements massifs et rentables pour notre pays.

A titre d’information, le CDE Grands Lacs est un « Think Tank » créé en 2017 et qui réunit des hommes et des femmes de la Région des Grands Lacs ayant foi dans la liberté économique. Sa mission étant de réduire les obstacles à la prospérité et au développement économique et l’éradication de la pauvreté.

APICDETGMonsieur Aimable MANIRAKIZA, Directeur Exécutif du CDE et Monsieur Serge NSABIMANA, représentant du Directeur de l’API, Monsieur Désiré MISHARITSE et 

Quant à l’API, sa mission principale étant la promotion des investissements, vecteur principal de la croissance économique du pays. Elle s’emploie quotidiennement à créer un environnement propice aux affaires, en proposant des réformes pour l’amélioration du climat des affaires.

De par ces missions qui concourent à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration du climat des affaires par l’attraction des investissements, c’est dans ce cadre qu’un partenariat a été conclu entre ces deux institutions dans le but de combiner les efforts afin d’atteindre ces objectifs qui convergent tous vers l’amélioration du climat des affaires et à garantir la liberté économique.

Il sied de rappeler aussi qu’en partenariat avec l’API, le CDE a organisé en date du 26 février 2020 un forum économique dénommé « MFASHAKUMENYA Forum ».

Ce dernier avait réuni les principaux représentants du Parlement, du Gouvernement, du monde des affaires, du monde universitaire, les leaders d’opinion, les représentants du secteur privé pour voir comment la liberté économique favorise la prospérité et le bien – être dans un pays donné.

Ce forum a, non seulement fourni la description la plus complète des politiques économiques du Burundi (forces et faiblesses) mais, surtout il a permis aux participants burundais d’apprendre comment se comporter face aux concurrents régionaux en matière de liberté économique et les meilleures pratiques de liberté économique qui pourraient être appliquées au Burundi dans le cadre de la promotion des investissements.

APICDETGPVue partielle des participants

De ce Forum, est né des Tables Rondes sur divers thèmes dont la présente et dernière sur les dépenses, impôts et entreprises. L’ouverture de cette table ronde a été réhaussée par Monsieur Serge NSABIMANA, représentant du Directeur de l’API, Monsieur Désiré MISHARITSE et Monsieur Aimable MANIRAKIZA, Directeur Exécutif du CDE.

Dans son mot d’accueil, le Directeur exécutif du CDE a indiqué que la table ronde s’inscrit dans le cadre du projet NFASHAKUMENYA et a pour but de développer et fournir des informations importantes sur chaque secteur et sur les stratégies et politiques qui créent la prospérité. Il a ensuite précisé que le CDE et l’API continueront à travailler en étroite collaboration dans le but de faciliter et de promouvoir des solutions locales pouvant aider à la création des opportunités d’investissement.

Le représentant du Directeur de l’API, dans son discours d’ouverture, a indiqué que les attentes de la présente Table Ronde reposent sur l’identification des forces et faiblesses inhérentes aux dépenses, impôts et entreprises au service des investissements massifs et rentables pour notre pays ; la proposition des réformes innovantes pouvant améliorer le prélèvement d’impôts au Burundi et enfin, la proposition des voies et moyens d’améliorer les textes de lois et les règlements en matière d’impôts.

Après une présentation sur les dépenses, impôts et entreprises au service des investissements massifs et rentables pour notre pays, les participants ont effectué des travaux en groupes où ils ont répondu à des questions diverses en rapport avec le thème. Quelques recommandations ont été formulées et vont être soumises à l’autorité.