Exportations

Les produits Burundais  sont exportés non seulement vers les marchés de la sous-région, des pays occidentaux et asiatiques ,  mais aussi de l’Amérique.  Les exportations burundaises sont composées en grande partie par les produits primaires (café marchand peaux brutes, thé, huile de palme brute minerais de nobium, animaux vivants poissons vivants), les produits manufacturés (plaques et ouvrages en fibro-ciment, limonades, eaux gazeuses, bouteilles en verre foncé, bières, cigarettes tissus de coton, sucre, savon).

D’autres unités de transformation industrielle ont déjà exploité les opportunités d’exportations offertes par le marché de la Communauté Est Africaine avec l’appui de Traidlinks, une organisation qui aide les entreprises de la Communauté Est Africaine à exporter dans cette communauté

Il existe plusieurs opportunités d’exportations des produits burundais qui sont offertes par divers marchés. En effet, le Burundi a ratifié les protocoles portant création de l’Union Douanière de la Communauté Est Africaine depuis le 1er Juillet 2009 tandis qu’il est membre de la Zone de Libre Echange du COMESA depuis 2004.

L’appartenance à l’Union Douanière de la Communauté Est Africaine et de la Zone de la Libre du COMESA offre des opportunités d’exportation des produits burundais étant donné que ces régimes offrent des avantages douaniers à ces produits sur ces marchés (suppression des droits de douane pour tous les produits originaires du Burundi).

L'initiative « Tous sauf les Armes » de l’Union Européenne qui donne des avantages douaniers (des réductions tarifaires) à certains produits déclarés d’origine africaine une fois exportée et vendue sur le marché européen. Afin de soutenir les exportations en provenance des pays en développement, la plupart des pays occidentaux ont adopté le Système de Préférences Généralisées (SGP). Sous le système du SPG, un grand nombre de produits africains en général et  du Burundi en particulier bénéficient de droits d’importation réduits, offrant aux exportateurs africains un avantage au détriment de leurs concurrents qui ne sont pas éligibles au SPG.

Les Etats Unis offrent la Loi sur la Croissance et les Opportunités pour l’Afrique (AGOA) en plus du SGP. L’AGOA a ouvert le marché à 2.000 produits supplémentaires éligibles à l’entrée en franchise douanière sur le marché américain. Les produits burundais une fois exportés sous ce régime, ils bénéficient automatiquement des avantages douaniers, ce qui permet aux produits burundais d’être compétitifs suite aux réductions tarifaires.

Un nouveau marché  très important sera créé avec la fin des négociations portant établissement de la Zone de Libre Echange Tripartite COMESA-EAC-SADC entre 26 pays africains. Il faudra que les opérateurs économiques burundais puissent positionner leurs produits afin que les avantages douaniers découlant de cette Zone soient bénéfiques  aux opérateurs économiques burundais en général et à l’économie nationale en particulier. 

On ne saurait pas parler des opportunités d’exportation des produits burundais sans toutefois parler des contraintes liées à celle-ci.

Actuellement certaines contraintes pèsent lourdement sur l’offre exportable telle une familiarité limitée avec les marchés mondiaux en évolution rapide (notamment pour les produits alimentaires), en particulier dans les marchés émergents, et une connaissance insuffisante des normes et des standards internationaux, notamment des normes SPS (sanitaires et phytosanitaires), aboutissantt à un positionnement stratégique sous-optimal des produits. En outre ces contraintes sont accentuées par une connaissance limitée des conditions de marché dans les pays voisins, l’existence des barrières non tarifaires ayant un impact direct sur les coûts commerciaux des exportateurs, les distorsions structurelles, les contraintes sur l’offre et les questions de réglementation ayant un impact négatif sur les exportations régionales du Burundi.

Plusieurs termes de référence ont été publiés dans le but de faire des études orientées vers la promotion des exportations et les résultats attendus des ces études vont servir de référence pour les activités liées à la promotion des exportations en vue d’augmenter l’offre exportable et par conséquent l’accroissement des devises dans le pays dans les jours à venir.