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Opportunités d’exportation offertes aux produits Burundais

Opportunités d’exportation offertes aux produits Burundais

L’Agence Burundaise de promotion des investissements (API) a organisé ce mercredi 27 septembre 2017 à Best Outlook Hôtel, un séminaire de vulgarisation sur les opportunités d’exportation offertes aux produits burundais dans différents plates formes économiques dont le Burundi est membres et surtout l’EAC et le COMESA. Ladite formation a été organisée à l’intention de 40 entreprises exportatrices et celles potentiellement exportatrices qui présentent une bonne éthique de développement des activités commerciales.

Le but de la sensibilisation était d’inviter les entrepreneurs burundais à améliorer la qualité et la quantité des produits susceptibles d’être exportés pour qu’ils soient compétitifs sur les marchés établis par les différents partenariats régionaux et internationaux.

M. Didace NGEDAKUMANA, le Directeur de l'API et M. Jean Claude CIBOGOYE, Chef de Service Promotion des Exportations de l'API

Le directeur de l’API, Didace NGEDAKUMANA dans son mot d’ouverture solennelle de l’atelier a souligné que le Burundi attend beaucoup des opérateurs économiques, notamment la lutte contre la pénurie des devises et autres aléas conjoncturels du moment. Les opérateurs économiques peuvent s’y inspirer pour être responsables de leurs destins et des auteurs du développement. 

« Ces plates formes ont donné des opportunités immenses à l’exportation des produits fabriqués aux Burundi. Ces opportunités trouvent leurs bases légales dans les accords et protocoles régissant les marchés communs et les zones de libre-échange entre les différents pays membres de ces blocs. » a-t-il dit, ajoutant que « malheureusement, depuis l’adhésion du Burundi dans ces différents blocs économiques, les statistiques ne montrent pas encore de plus-value, en matière des exportations, issue des avantages garantis par les marchés communs et zones de libre-échange qui dépendent de ces partenariats. »

Les participants

Le Directeur de l’API a par ailleurs déploré le fait que la grande partie des exportations en provenance du Burundi soit constituée par des produits sous forme de matières premières ou des produits transformés, mais avec un niveau très bas de valeur ajoutée. Il s’est appuyé sur un exemple de 2015 où des peaux brutes d’une valeur d’environ 2.476.000 dollars américains ont été exportées contre seulement 1.135.000 dollars américains. Il a subséquemment invité les opérateurs économiques à s’investir dans la transformation des produits en y mettant de la valeur ajoutée pour faire face à la concurrence des produits des pays membres des partenaires économiques existants.

« L’API réitère encore une fois sa disposition et sa volonté de continuer à les soutenir afin de pouvoir produire des quantités suffisantes pour la consommation locale, et des surplus pour l’exportation », a-t-il dit.

Parlant des défis qui désavantagent le Burundi, le directeur de l’API a estimé que le Burundi peut avancer sûrement grâce à plusieurs atouts dont il regorge en termes de ressources naturelles et de sa position sur le lac Tanganyika qui offre une large ouverture aux marchés importants de la sous-région notamment dans la Communauté Est Africaine ou la COMESA.

Les participants

Concernant le problème lié au manque du courant électrique, le Directeur de l’API a dit que depuis le 15 septembre 2017 la quantité du courant distribué a été majorée, et les coupures répétitives ne sont plus observées. Il n’a pas manqué de l’occasion d’inviter les opérateurs économiques burundais à augmenter la production qualitative et quantitative pour entrer en compétition avec les partenaires régionaux et internationaux.

Les participants ont tous salué l’initiative de l’API d’avoir songé à organiser un tel séminaire d’échanges fructueux et souhaiteraient que d’autres rencontres du genre puissent être réorganisées dans le but de définir ou d’échanger clairement les mesures ou les réformes à entreprendre dans un proche avenir. 

« De telles rencontres qui impliqueraient les décideurs sont d’une importance capitale surtout que dans notre pays, les exportateurs font face à pas mal de défis dans leur démarche, comparativement aux autres pays de la sous-région, » un des participants a-t-il précisé.