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Un meilleur cadre légal pour un meilleur climat d’affaires

Un meilleur cadre légal pour un meilleur climat d’affaires

L’Agence de Promotion des Investissements est toujours soucieuse et consciente qu’elle doit doubler ses efforts dans le but d’améliorer davantage ses services envers les investisseurs et d’attirer beaucoup plus d’Investissements Directs Etrangers. C’est ainsi que depuis sa création elle n’a jamais cessé de progresser. Plus de 8000 sociétés ont été enregistrées et plus de 300 ont bénéficié des avantages liés au Code des Investissements.

Néanmoins, malgré ces avancées significatives de nombreux défis restent à relever notamment la mise en place d’un système incitatif performant accompagné d’un cadre de suivi-évaluation sans faille, une redéfinition de politique claire visant la gestion et l’octroi des incitations fiscales et douanières aux investisseurs ainsi que la promotion des exportations.

De G à D : Mme Viola NSABIMANA, La Présidente du Conseil d’Administration de l’API ; M. Didace NGENDAKUMANA, Directeur de l’API ; M. Jean Bosco NTAHIMPERA, Assistant du Ministre à la Présidence Chargé de la Bonne Gouvernance et du Plan et M. NIYONDAVYI Pierre Claver, Vice- Président de la CFCIB

Dans cette perspective, l’Agence de Promotion des Investissements via le Groupe de Travail API/OBR a tenu ce Mardi 18 Juillet 2017, à Best Outlook Hôtel, un atelier à l’intention des investisseurs ayant reçu les avantages liés au Code des Investissements, sous le thème « Cadre légal de gestion et d’octroi des incitations fiscales et douanières aux investisseurs ». Le but de cet atelier étant de s’enquérir de la perception et l’appréciation par les bénéficiaires directs, des services offerts, ce qu’il y a à corriger, et revoir la façon dont les avantages sont accordés en vue d’harmoniser leur gestion et leur octroi d’une part, mais d’autre part, d’éviter au maximum les détournements ou l’utilisation abusive des biens reçus en exonération. Ce fut aussi l’occasion de montrer au public les réalisations de l’Agence pour ses sept ans d’existence, ainsi que les défis rencontrés.

publicLes participants à l’atelier

M. Jean Bosco NTAHIMPERA, l’Assistant du Ministre à la Présidence Chargé de la Bonne Gouvernance et du Plan ; qui a procédé aux cérémonies d’ouverture a indiqué dans son discours que cet atelier vient à point nommé car le Burundi doit réformer ses textes pour attirer plus d’investissements relativement aux autres pays de la région. « Nous interpellons toutes les parties prenantes et surtout les responsables de l’API à conjuguer encore plus d’effort pour faire rayonner l’image du Burundi à travers le monde, montrer la nouvelle facette du pays présentant les atouts et opportunités non encore exploités et intensifier le suivi et l’assistance des sociétés déjà créées qui est d’ailleurs, une des recommandations issues de la retraite du Gouvernement tenue au mois d’avril 2017 à BUKIRASAZI, en Province de GITEGA. » Insiste-t-il.

PublicLes participants à l’atelier

M. l’Assistant du Ministre a aussi indiqué que le résultat attendu de la tenue de cet Atelier, est l’assainissement de la relation entre l’API et les investisseurs ; un cadre légal rigoureux, cohérent et incitatif en harmonie avec la sous-région  ;  une création et proposition des solutions les plus appropriées pour améliorer l’appui et l’assistance offerts par le Gouvernement aux investisseurs et enfin une définition d’une vision partagée du développement du secteur privé et de l’amélioration de la facilité de faire les affaires au Burundi.

intervenantQuelques intervenants à l’atelier

Dans cet atelier, les discussions et recommandations ont tourné autour des présentations que les représentants de l’API et l’OBR ont effectuées. Ils ont retracé les grandes réalisations en matière d’appui et d’assistance aux investisseurs, les procédures d’octroi des exonérations aux investisseurs, le suivi-évaluation des biens exonérés ainsi que les défis rencontrés et des propositions de réformes visant à enrichir et solidifier le cadre légal existant en matière d’incitation fiscale et douanière.

Signalons qu’après cet atelier, il est prévu une retraite de deux jours à l’intérieur du pays pour évaluer les recommandations qui ont été formulées par les participants dans l’atelier afin de formuler les propositions de réformes pouvant être adressées au Gouvernement du Burundi. Plus spécifiquement, elle a comme objectif d’éliminer plusieurs lois pour une même cause « la promotion des investissements » et plusieurs textes d’application échelonnés dans le temps et souvent contradictoires.