L’API sensibilise les exportateurs sur l’accès au marché

 L’API sensibilise les exportateurs sur l’accès au marché

Ce Jeudi 21 juin 2018, l’Agence de Promotion des Investissements (API) a organisé un atelier de sensibilisation à l'accès au marché sur les questions relatives aux règles d'origine, les obstacles techniques au commerce et les mesures sanitaires et phytosanitaires à l’endroit des exportateurs et potentiels exportateurs. Ledit atelier a eu lieu dans les enceintes de l’Hôtel Source du Nil, en Mairie de Bujumbura.

Le Directeur de l’Agence, Monsieur Léonard SENTORE qui a procédé à l’ouverture officielle des activités de cet atelier a indiqué que cet atelier s’inscrit dans le cadre d’une série d’activités de promotion des exportations, conformément au Plan Stratégique de l’API 2017-2022, un document stratégique  conçu sur base des résultats d’un diagnostic fouillé ,portant sur toutes les facettes de l’économie. Ce dernier  recommande entre autres, l’organisation et la conduite des ateliers de renforcement des capacités pour aider les entreprises nationales à aller de l’avant dans leurs projets de productions orientées vers l’exportation.

DIRLe Directeur de l'API, M. Léonard SENTORE et M. Jean Claude CIBOGOYE, Chef de Service Promotion des Exportations à l’API

« Les Thématiques développés aux cours de cet atelier sont d’une importance capitale dans la compétitivité et la performance des exportations. Nul n’ignore que le commerce extérieur est soumis à des règles et lois internationales, que si on ne s’y conforme pas, l’exportation est quasi impossible » a-t-il rappelé. M. SENTORE a ensuite ajouté que, de par la  mission générale de l’API  qui est de promouvoir  les investissements et les exportations, il est prévu entre autres la mise en place et la conduite des programmes de renforcements des capacités  pour renforcer la maîtrise des exigences et autres aspects du domaine des exportations afin d’assurer la conformité et la compétitivité des produits locaux sur les marchés internationaux.

Le Directeur de l’API a conseillé les exportateurs de profiter des opportunités offertes par les nombreux accords commerciaux  auxquels le pays a déjà souscrit, notamment les blocs économiques régionaux : CEPGL, EAC, COMESA et de   se préparer davantage pour les opportunités de marchés  en cours de négociation qui seront offertes par les Zones de Libre Echanges Tripartites EAC-COMESA-SADEC et la Zone de Libre Echange Continentale récemment signée à Kigali par les Chefs d’Etats africains.

Dans une présentation sur le thème de : Application des règles d'origine pour un développement des exportateurs,  Mme Rosine TUYISHIME de l’OBR a signalé  que  les règles d'origine donnent la nationalité aux produits et  permettent de déterminer l’origine des produits, pour  notamment :

  • Conférer les droits préférentiels ou l’accès en franchise des marchandises, aussi, la maîtrise de ces mécanismes devient impérative pour les acteurs du commerce extérieur ;
  • Protéger des industries locales ;
  • Etablir des statistiques du commerce international ;
  • Appliquer des politiques commerciales (marquage d’origine, achats gouvernementaux, clause de la Nation la Plus Favorisée, droits anti-dumping, mesures de sauvegarde, restrictions quantitatives ou contingents tarifaires, etc )

ROROMme Rosine TUYISHIME de l’OBR

Toujours dans sa présentation, Mme Rosine a indiqué que les règles d'origine sont une composante nécessaire du commerce international dans le contexte des accords commerciaux préférentiels  étant donné que chaque  accord préférentiel ou régional établit ses propres règles d'origine. Toutefois, les entreprises qui  souhaitent exporter leurs produits en franchise de droits, doivent se conformer aux prescriptions en matière d'origine énoncées dans chaque accord.

Le représentant  du  Ministère de l’Environnement, de l'Agriculture et de l’Elevage et celui   de la  BBN, ont procédé à des présentations  sur l’importance de l'usage des mesures sanitaires et phytosanitaires ainsi que les renseignements sur les obstacles techniques au commerce.

Ils ont   informé   les participants sur  la raison d’être de l’Accord SPS (sanitaires et phytosanitaires), qui est  en vigueur depuis janvier 1995. Cet Accord permet  de protéger  la santé et  la vie des personnes et des animaux ainsi que  la préservation des végétaux  tout en évitant  les obstacles techniques au commerce.  Ils ont aussi informé sur  les aspects couverts par les obstacles techniques au commerce qui sont des réglementations techniques, les normes des produits ainsi que les procédures d'évaluation de la conformité. Ces aspects sont repris au niveau de l’Organisation Mondiale du Commerce dans l’Accord sur les Obstacles Techniques au Commerce.

Pour rappel, les règlements techniques et les normes énoncent les caractéristiques spécifiques d'un produit telles que sa taille, sa forme, sa conception, ses fonctions et propriétés d'emploi ou la manière dont il est étiqueté ou emballé avant d'être mis en vente. Toutefois, la  différence entre une norme et un règlement technique se situe au niveau de l'obligation de conformité. La conformité à une norme est facultative, mais l'observation des règlements techniques est par nature obligatoire. Donc cela a des implications différentes pour le commerce international.

Etant donné que la conformité aux normes est facultative,  les produits importés non conformes seront autorisés à être vendu  sur le marché, mais leur part de marché peut être affectée par le choix du consommateur. Mais dans le cas d’un règlement technique, si un produit importé ne répond pas aux prescriptions fixées par un règlement technique, sa mise en vente ne sera pas autorisée. 

Monsieur Jean Claude CIBOGOYE, chef de service Promotion des exportations à l’API a fait savoir que les thématiques sur les lois, les règlements régissant le commerce international sont tellement importants d’où des cadres d’information et de formation seront régulièrement organisés à l’intention des opérateurs économiques.

Le salon industriel à Bujumbura, Burundi

Le salon industriel à Bujumbura, Burundi

Le gouvernement du Burundi a entrepris beaucoup de réformes dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires et continuera à fournir beaucoup d’efforts afin de promouvoir le secteur industriel, notamment en se dotant d’une politique industrielle. Entre autres ces réformes, l’on peut citer la création du Guichet Unique de Création d’Entreprises à l’Agence de Promotion des investissements (API). Ceux sont des propos de Son Excellence Joseph BUTORE, le Deuxième Vice-Président de la République du Burundi, lors de son discours de l’ouverture officielle du salon industriel de trois jours regroupant les acteurs du secteur industriel du Burundi et ceux venus des autres pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) tenu à Bujumbura, dans les enceintes de l’hôtel Club du Lac Tanganyika, depuis ce 14 juin 2018.

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L’Association des Industriels du Burundi (AIB) est l’organisateur de ce grand événement, en partenariat avec le Ministère du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, l’Agence Burundaise de Promotion des Investissements, TradeMark East Africa et d’autres partenaires. Le thème choisi pour cette 1ère édition est «  l’industrie, pilier et moteur de la croissance économique de la Communauté de l’Afrique de l’Est. »

Des Ministres comme Ambassadeur Ezéchiel NIBIGIRA ayant les relations Extérieures dans ses attributions ; le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et  de l’Elevage, Monsieur Dr. Déo Guide RUREMA et le Ministre de l’Hydraulique, l’Energie et Mines, l’Honorable Côme MANIRAKIZA  ainsi que le Ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme Monsieur Jean Marie NIYOKINDI étaient présents lors de l’ouverture solennelle dudit salon industriel.

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D’autres hauts dignitaires tels que le Directeur de l’API, Monsieur Léonard SENTORE, le Maire de la Ville de Bujumbura, Monsieur Freddy MBONIMPA,  le Commissaire Général de l’OBR, l’honorable Audace NIYONZIMA, le Gouverneur de la BRB, Monsieur Jean CIZA, le Président de la Chambre Fédérale du Commerce du Burundi, Monsieur Audace NDAYIZEYE  y ont pris part.

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Il sied de signaler aussi la présence de certains représentants des ambassades accréditées à Bujumbura, des Organisations internationales, des Organisations de la Société civile et des secteurs public et privé.

Le salon industriel dont l’objectif est de promouvoir le secteur industriel régional en général et celui du Burundi en particulier est organisé pour trois jours, c’est-à-dire du 14 au 16 juin 2018 et sera l’opportunité pour les industriels du Burundi de promouvoir leurs produits et de nouer des partenariats avec les autres industriels de la Communauté de l’Afrique de l’Est.

Lors de son allocution de bienvenu, le Ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, Monsieur Jean Marie NIYOKINDI a demandé au Bureau Burundais de Normalisation (BBN) de faciliter les entreprises qui veulent que leurs produits soient connus et reconnus.

Le Président de l’Association des Industriels du Burundi, Monsieur Olivier SUGURU a précisé que l’objectif global du Salon Annuel Industriel est de promouvoir le secteur Industriel. Les objectifs spécifiques de ce Salon sont :

  • Améliorer la visibilité de l’AIB afin de la faire connaître ainsi que ses activités à tous les partenaires potentiels nationaux, régionaux et internationaux ;
  • Renforcer les relations d’affaires entre les industriels burundais et de la sous-région ;
  • Accroître l’effectif des membres de l’AIB ;
  • Promouvoir les biens et services produits par les membres de l’AIB, d’une part, et ceux produits par les industriels de la sous-région, d’autre part ;
  • Améliorer la capacité de plaidoirie et de représentativité de l’AIB afin qu’elle puisse être plus performante pour initier des actions de visibilité de l’Association au quotidien ;
  • Contribuer à la réduction des activités se faisant dans l’informel par des unités de transformation à vocation industrielle ;
  • Renforcer le Partenariat Public-Privé au niveau du secteur industriel ;
  • Développer et renforcer les relations d’affaires (B2B) entre les professionnels du secteur industriel burundais et de la sous-région.

Dans l’une des recommandations du Président de l’AIB, celui-ci  a demandé aux autorités du pays de faire voter des lois sur la contrefaçon et la piraterie comme dans d’autres pays de l’EAC.

Lors de cette cérémonie d’ouverture du Salon Industriel, une visite guidée des stands des entreprises a été effectuée. Il s’agit des entreprises qui évoluent dans le secteur de l’industrie et des services.

Cliquez sur ce lien pour voir plus de photos:  SALON INDUSTRIEL

L’API publie son Rapport Annuel pour l’année 2017

L’API publie son Rapport Annuel pour l’année 2017

L’Agence burundaise de Promotion des Investissements (API) vient de publier son rapport annuel de l’année 2017. C’est un document très utile car il relate brièvement les différentes réalisations de l’Agence au cours de l’année passée.

Dans ce document, il est indiqué que l’année 2017 aura été pour l’Agence, une année aux réalisations satisfaisantes. L’API a notamment poursuivi, à travers le Guichet Unique de création d’entreprises (G.U), ses activités de facilitation d’immatriculation des sociétés afin d’encourager le passage progressif du secteur informel vers le secteur formel pour une contribution à l’accroissement de la production nationale et à la création d’emplois. L’Agence a également facilité l’accès aux avantages du Code des Investissements aux sociétés.

A travers les lignes dudit bilan, on trouve que dans le souci de mieux assurer la réussite des activités liées à la promotion des investissements et des exportations, l’Agence a développé deux outils d’une importance capitale. Il s’agit du « Guide de l’Exportateur » et du « Guide des Investissements 2017 ».

Le premier étant un document qui informe sur les procédures liées à l’exportation, c’est-à-dire des informations sur les institutions, les documents spécifiques exigés à l’exportation et les paiements y relatifs. Le Guide de l’Exportateur renseigne aussi sur certaines dispositions nécessaires pour réussir ses projets de productions orientés vers l’exportation.  Le deuxième document est un Guide des Investissements 2017. Il va permettre à l’investisseur local ou étranger d’accéder rapidement à l’information sur l’économie du Burundi c’est à dire sur le régime de change, la politique industrielle, les opportunités d’investissements et les informations spécifiques pour chaque secteur d’investissements ainsi que toutes les informations indispensables visant à faciliter l’investisseur au Burundi.

Le Bilan annuel a une partie qui donne des informations sur l’appui et assistance aux investisseurs. Ladite partie du Bilan évoque les différents services qui sont offerts par l’Agence de Promotion des Investissements, principalement la création des sociétés et l’octroi des avantages liés au Code des Investissements du Burundi. On peut lire que depuis mars 2013, il existe au sein de l’Agence de Promotion des Investissements, un Guichet Unique de Création d’entreprises regroupant six institutions à savoir l’API, le Tribunal du Commerce, l’OBR, l’INSS, l’Inspection du Travail et la Banque Commerciale du Burundi (BANCOBU). Il est le seul organe habilité au Burundi pour la création des sociétés.

Au regard du nombre de sociétés créées depuis la mise en place du Guichet, en moyenne 2041 entreprises ont été créées par an. L’année 2017 a le plus important nombre de sociétés créées : 2289 entreprises. La comparaison avec l’année 2016 montre qu’il y a eu une croissance de nombre d’entreprises créées équivalent à 5,33%.

La répartition des 2289 entreprises créées en 2017 dans différents secteurs d’activités montre que 43% de ces entreprises s’orientent dans le Commerce général ; suivi par les services divers qui représentent 24% des entreprises créées et les secteurs de construction et santé qui valent chacun 8%. Ces quatre secteurs sont les principaux secteurs qui attirent le plus, les créateurs de sociétés. Et ces entreprises enregistrées en 2017 projettent de créer 19.410 emplois, selon les déclarations effectuées lors de leur immatriculation. Par comparaison à l’an 2016, le nombre d’emplois projetés a augmenté de 10,7%.

Pour amples d’information, lisez l’intégralité du Rapport annuel 2017 de l’Agence de Promotion des Investissements en cliquant sur la photo et sur nos pages Facebook Burundi Investment Promotion Authority et Twitter @api_burundi.

Cliquez sur la photo pour consulter

Rapport Annuel

 

Le Directeur de l’API visite les entreprises ayant bénéficié des avantages du Code des Investissements

Le Directeur de l’API visite les entreprises ayant bénéficié des avantages du Code des Investissements

L’Agence de Promotion des Investissements appuie et assiste les investisseurs dans  l’obtention des documents et/ou l’accomplissement des formalités exigées par la loi. L’une des activités qui découle de cette mission est l’octroi du certificat d’éligibilité aux avantages du Code d’Investissements aux entreprises qui en expriment le besoin et qui remplissent les conditions exigées. Afin de réussir cette activité, il est effectué par les cadres de l’Agence, un suivi régulier pour se rassurer que les investisseurs respectent les engagements pris lors de l’obtention du certificat ci-haut cité. De plus,  il est organisé des visites de travail du Directeur de l’Agence de Promotion des Investissements dans le but de montrer le soutien, l’appui et l’accompagnement de l’API aux investisseurs.

C’est dans ce cadre que ce jeudi, 24 mai 2018, M. Léonard SENTORE, Directeur de l’API a commencé une série de visites de travail auprès des entreprises qui ont reçu les avantages du Code d’Investissements. Ces visites permettent de se rendre compte des réalisations sur terrain et d’être informé des barrières/difficultés vécues par les investisseurs et d’identifier ensemble des pistes de solution. En effet, il  est crucial de mesurer le degré de satisfaction des investisseurs après les efforts fournis pour améliorer leur situation mais également de vérifier la mise en œuvre effective de leurs projets et mesurer l’impact des investissements réalisés sur l’économie nationale. Cette série de visite a débuté dans la capitale Bujumbura par la visite de 3 projets que sont Musumba steel, OPULENT et Capricorn Investment Holding.

Musumba Steel est spécialisée en production métallique des matériaux de construction ; il évolue donc dans le secteur de transformation et fabrication des biens tangibles. M. NDAYIZEYE Jean Bosco, l’Assistant de Direction de Musumba Steel a accueilli la délégation de l’API et leur a fait une visite guidée de son entreprise en revenant sur les grands succès et les défis rencontrées. Cette entreprise a permis la réduction des importations des tubes, carrés, cornières et autres barres métalliques, ainsi que la diminution du prix pour le consommateur.

MusumbaM. Léonard SENTORE, Directeur de l’API visitant Musumba Steel

La délégation conduite par M. Léonard SENTORE, Directeur de l’API, s’est aussi rendue au lieu du projet OPULENT (Ex-Novotel). Ce dernier est le résultat de la politique de privatisation. Après échanges sur les défis rencontrés, le Directeur leur a recommandé de finaliser la construction afin de rendre l'hôtel opérationnel.

OpulentM. Léonard SENTORE, Directeur de l’API visitant OPULENT (Ex-Novotel)

Le dernier projet visité est dans le secteur du Tourisme. Il s’agit du projet Capricorn Investment Holding, sous le nom commercial Paradise Appartements. Ce sont  des appartements bien aménagés selon les normes internationales. Ce projet est situé tout près du Lac Tanganyika avec une vue du lac d’un côté et des collines surplombant la capitale de Bujumbura de l’autre côté, un endroit idéal pour profiter de la beauté qe la ville offre.

ParadiseM. Léonard SENTORE, Directeur de l’API visitant Paradise Appartements

Au cours des visites, Le Directeur de l'API, M. Léonard SENTORE a recommandé aux promoteurs de :

  • suivre les lignes directives des plans d’affaires, présentés à l'API;
  • bien élaborer leurs études afin de faciliter l'appui et le suivi;
  • créer des emplois décents permettant de vivre dans de bonnes conditions et payer ainsi les impôts y relatifs;
  • présenter leurs produits auprès du Bureau Burundais de Normalisation et de Contrôle de Qualité afin d’avoir des produits respectant les normes dans le but de les rendre crédibles et fidéliser ainsi les clients ;
  • créer une marque pour leurs produits.

En effet, comme annoncé au début de l’article, ces visites ont comme objectif de s’enquérir de problèmes réels vécus au quotidien par les investisseurs en vue de définir des actions visant à répondre aux soucis des investisseurs pour un secteur privé vibrant, dynamique et contributeur à la croissance économique du pays.