Une table ronde de mobilisation des fonds pour la mise en œuvre du Plan Stratégique 2017-2022 de l’API

Une table ronde de mobilisation des fonds pour la mise en œuvre du Plan Stratégique 2017-2022 de l’API

En date du 17 avril 2018, l’Agence burundaise de Promotion des Investissements (API), sous le haut patronage du Ministre à la Présidence chargé de la Bonne Gouvernance et du Plan, Monsieur Serge NDAYIRAGIJE, a organisé une table ronde de mobilisation des fonds pour la mise en œuvre de son Plan Stratégique 2017-2022. Ladite table ronde a eu lieu à Bujumbura, dans les enceintes de l’Hôtel Source du Nil.

Etaient présents à cet événement des Partenaires Techniques et Financiers, des Représentants du Gouvernement et du secteur privé. Parmi eux, l’on peut citer les représentants de la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD), l’USAID ainsi que ceux des ambassades accréditées à Bujumbura tels que l’Ambassade de Chine, l’Ambassade du Kenya, l’Ambassade de la République Arabe d’Egypte, l’Ambassade de la République Sud-africaine. Les hauts cadres de la Présidence de la République du Burundi et des deux vice-présidences de la République et de certains ministères ont également pris part à cette table ronde. Le secteur privé était représenté par la Chambre Fédérale du Commerce et de l’Industrie au Burundi (CFCIB).

CEO

Monsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API

Dans son allocution d’accueil, le Directeur de l’API, Monsieur Léonard SENTORE a informé les participants qu’un audit de l’image externe et organisationnelle de l’Agence a été réalisé de même qu’une analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces. « Aujourd’hui l’API se veut encore une fois plus performant en offrant des services de proximité aux investisseurs et surtout en approchant les petites et moyennes entreprises naissantes, particulièrement celles de l’intérieur du pays. Cela exige beaucoup de moyens techniques et financiers supérieurs au budget alloué chaque année. », a-t-il affirmé.

Selon le Directeur Léonard SENTORE, la mise en application du plan stratégique de l’API sur les 5 ans nécessite un budget de 16 millions de dollars américains en vue de s’acquitter convenablement de sa mission envers les investisseurs et d’assurer la modernisation de l’institution pour se hausser au rang des autres API au niveau sous régional et régional. Il a en outre précisé que la structure de l’Agence s’est consolidée au fur du temps par l’élargissement du personnel et la création de nouveaux services, toujours dans le souci d’être en phase avec la réalité de l’environnement actuel des affaires et de mieux être au service de l’investisseur. L’API est devenue un des acteurs incontournables dans le développement socio-économique du pays à travers des résultats notables aussi bien dans la promotion des investissements Directs Etrangers que des investisseurs nationaux.

MINBGP

Monsieur Serge NDAYIRAGIJE, Ministre à la Présidence de la République chargé de la Bonne Gouvernance et du Plan

Le Ministre à la Présidence de la République chargé de la Bonne Gouvernance et du Plan, Monsieur Serge NDAYIRAGIJE, a prononcé le discours d’ouverture des travaux, en rappelant que l’API est une institution publique au service du secteur privé et qui sert de pont entre le public et le privé au regard de sa noble et importante mission. De ce fait, l’API mérite un appui technique et financier de la part des partenaires afin de rejoindre l’effort du Gouvernement du Burundi pour attirer des investissements fiables et durables.

Selon le Ministre ayant le plan dans ses attributions, après 8 ans d’existence, l’environnement de l’API ne cesse d’être en mutation. Les contraintes économiques s’accentuent face aux attentes diverses des investisseurs et exportateurs locaux et internationaux d’où des efforts doivent être conjugués par le Gouvernement du Burundi, les partenaires et amis du Pays. Il a continué en disant que le plan stratégique 2017-2022 de l’API propose des nouvelles orientations. Il fait une analyse de la situation passée de l’Agence et présente les activités en cours et propose une stratégie d’intervention prioritaire, un plan d’actions et un budget prévisionnel des activités pour cinq ans. C’est un instrument qui servira de base à l’API pour la mobilisation des ressources nécessaires. Il a alors lancé un appel aux partenaires techniques et financiers pour qu’ils appuient techniquement et financièrement la mise en œuvre de ce plan qui, sans nul doute permettra de tirer la croissance de la richesse nationale, de lutter contre le chômage et d’assurer le développement technologique.

CFCIB

Monsieur Denis NSHIMIRIMANA, le Secrétaire Général de la CFCIB

Monsieur Denis NSHIMIRIMANA, le Secrétaire Général de la CFCIB, lors de son intervention a tenu à signaler que la CFCIB salue la récente signature de l'ordonnance ministérielle conjointe revoyant à la baisse les frais d'enregistrement des entreprises de 140.000 FBU à 40.000 FBU. Cela va encourager la création de beaucoup de Petites et Moyennes entreprises.  Il a révélé que la collaboration entre l’API et le secteur privé est une réalité. Il a souhaité que cette Agence soit soutenue et financée car plus l'on booste l’API, plus l'on booste le secteur privé.

A la fin de la journée, des promesses de soutien pour la mise en œuvre du plan stratégique ont eu lieu, ainsi que des stratégies pour une mobilisation d’autres fonds ont été proposés.

 

L’API, à la rencontre des opérateurs du secteur de transport

L’API, à la rencontre des opérateurs du secteur de transport

Vendredi le 30 mars 2018, le Service Appui et Assistance aux Investisseurs à l’Agence de Promotion des Investissements (API), a rencontré les opérateurs du secteur de transport pour échanger sur la facilité de faire des affaires au Burundi dans ce secteur. Les invités étaient les représentants d’ITRACOM, MEMENTO, YERA LINE COACH, VOLCANO, AFOBUCO, AMOTABU, ATRABU, et le Directeur Général de Transport au Ministère ayant le transport dans ses attributions.

Selon Dieudonné MURENGERANTWARI, Chef de Service Appui et Assistance aux Investisseurs, cette rencontre avait pour objectif de renforcer la coopération et de partager l’information avec les investisseurs afin d’avoir une compréhension plus claire pour analyser les besoins, les attentes, les contraintes dans ce métier. Ces échanges permettaient d’identifier les problèmes communs auxquels sont confrontés opérateurs du secteur de transport dans le but de proposer des réponses adéquates aux autorités compétentes. « La rencontre vise également à démontrer la volonté et l’engagement de l’API à offrir l’appui et assistance aux opérateurs du secteur de transport », a précisé le Chef de Service Appui et Assistance aux Investisseurs.

TRANSPORT

M. Dieudonné MURENGERANTWARI, Chef de Service Appui et Assistance aux Investisseurs et Monsieur Consolateur NITUNGA, Directeur Général de Transport

Le Directeur Général de Transport, Monsieur Consolateur NITUNGA a remercié l’API pour cette initiative d’organiser cette rencontre avec le secteur de transport, le secteur le plus important dans les exportations. Le Directeur Général a rappelé aux transporteurs de respecter les tarifs fixés par la commission conjointe. « C’est dommage de voir les transporteurs des véhicules qui vont à l’intérieur du pays, majoré les tarifs de 400 francs burundais. Un jour, vous vous verrez demander à rembourser cette somme supplémentaire au trésor public. Conformez-vous au règlement en vigueur », a-t-il martelé.

Pendant les échanges, les opérateurs dans le secteur de transport ont exprimé les problèmes qu’ils ne cessent de rencontrer dans l’exécution de leur profession. Il s’agit entre autres la problématique de l’acquisition des bus de transport dits « main-droite » depuis que le Gouvernement, en 2008 a interdit l’entrée des bus « main-gauches » sur le territoire Burundais. « Le charroi de transport en commun est trop vieux et actuellement nous n’avons pas des moyens suffisants pour acheter les bus dits « main- droite ». Nous demandons au Gouvernement de nous accorder des exonérations pour que nous puissions importer des bus main-droite » s’exprimait l’un des opérateurs.

Participants

Les participants à l'Atelier

Toutefois, ceux œuvrant dans le transport international ont affirmé que leur travail ne rencontre pas beaucoup de difficultés. Ils ont juste recommandé que les droits de douane sur les camions remorques et la TVA soient supprimés. Le Directeur Général de Transport a révélé que 4 gare-voyageurs seront bientôt aménagées pour faciliter le transport international. Il a aussi demandé aux investisseurs de ce secteur, de s’intéresser au transport international sur le Lac Tanganyika

Messieurs Dieudonné MURENGERANTWARI et Consolateur NITUNGA respectivement Chef de service Appui et Assistance aux Investisseurs et Directeur Général de transport, ont conseillé les opérateurs du secteur de transport  local qui souhaitent avoir des exonérations sur l’importation des bus exigés par le Gouvernement de mettre leurs forces ensemble, c’est-à-dire de former une grande association afin d’accroître leur capital et cela leur permettra de satisfaire les exigences du Code des Investissements en matière des avantages accordés. Par ailleurs, ce conseil leur a été prodigué dans le sens où ils pourraient bientôt être en concurrence avec d’autres entreprises de droit étranger, qui commencent à s’intéresser à ce secteur au Burundi.

Le Chef de Service Appui et Assistance aux Investisseurs a conclu la réunion en promettant que les préoccupations et recommandations des opérateurs du secteur de transport seront compilées et envoyées aux décideurs afin qu’elles trouvent une issue favorable et les transporteurs seront tenus informés.

L’API, à la rencontre des investisseurs du secteur agricole

L’API, à la rencontre des investisseurs du secteur agricole

L’Agence de Promotion des Investissements (API) a pour mission principale de promouvoir l’investissement et l’exportation au Burundi. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’objectif 10, de son plan d’actions 2018, qui consiste à offrir des services de proximité aux investisseurs, l’Agence a programmé des rencontres avec les investisseurs de différents secteurs. Ces réunions sont l’opportunité d’échanger sur la facilité de faire des affaires au Burundi. 

Ce Jeudi 29 mars 2018, a eu lieu une réunion d’échanges avec des investisseurs œuvrant dans le secteur de l’agriculture, en présence du Directeur Général de l’Agriculture au Ministère de l’Agriculture et Elevage. Etaient présents les  représentants de Lovimax, Farisana, Coopérative Tugarukire igitegwa c’ikawa, Coproseb Nyunganira, Akshar Irrigation and Purna, Cikar, Mbonankira Charles, Buhadec.

Selon Dieudonné MURENGERANTWARI, Chef de Service Appui et Assistance aux Investisseurs, cette rencontre avait pour objectif de renforcer la coopération et de partager l’information avec les investisseurs afin  d’avoir une compréhension plus claire pour analyser les besoins, les attentes, les contraintes dans ce métier. Ces échanges permettent d’identifier les problèmes communs auxquels sont confrontés les investisseurs dans l’exécution de leurs projets d’investissement, dans le but de proposer des réponses adéquates  « La rencontre vise à démontrer la volonté et l’engagement de l’API à offrir l’appui et assistance aux investisseurs de ce secteur d’agriculture et élevage », a précisé le Chef de Service Appui et Assistance aux Investisseurs.

DG

M. Dieudonné MURENGERANTWARI, Chef de Service Appui et Assistance aux Investisseurs à  l'API et M. Claude MBARUSHIMANA, Directeur Général de l’Agriculture au Ministère de l’Agriculture et Elevage 

Le Directeur Général de l’Agriculture au Ministère de l’Agriculture et Elevage Monsieur Claude MBARUSHIMANA, au nom du Ministre, a remercié l’API pour avoir initié et organisé cette rencontre avec le secteur de l’agriculture, un secteur très important dans la vie nationale car plus de 90% des Burundais vivent de l’agriculture et ce secteur amène des devises dans le pays, par l’exportation du café et du thé. Monsieur MBARUSHIMANA a encouragé les agriculteurs à diversifier leurs cultures afin que ce secteur soit plus rentable. Il a également conseillé aux investisseurs de songer au préalable aux marchés d’écoulement avant de s’engager dans l’agriculture. Il a informé les participants que le Ministère envisage de catégoriser les agriculteurs en grands et petits agriculteurs pour une meilleure organisation de ce secteur et pour mieux réussir les diverses interventions du Gouvernement dans l’appui de ce secteur. Le Directeur Général de l’Agriculture a aussi promis de renforcer le partenariat public-privé, en suivant de près les industriels de ce domaine afin d’assurer une protection du secteur agricole. Il a recommandé que les rencontres pareilles d’auto-évaluation continuent à être organisées.

Pendant les échanges, les investisseurs dans le secteur de l’agriculture et élevage ont demandé au Gouvernement, dans le cadre de promotion de ce secteur, d’être associés dans les missions et fora internationales sur l’agriculture pour qu’ils puissent développer leurs entreprises. Ces investisseurs ont aussi recommandé au Gouvernement du Burundi de sensibiliser les banques à financer en plus du commerce des produits agricoles, les activités relatives au développement de ce secteur. Dans ce sens, il faudrait aussi que les banques révisent la durée de leur crédit agricole, qui est fixé actuellement à 5 ans alors que certaines plantes, comme les palmiers à l’huile, le café et le thé, demandent plus de temps pour être récoltées.  

PARTICIPANTS

Les participants à l'Atelier

Ces échanges ont permis de compiler les préoccupations et recommandations des investisseurs du secteur. Ceci permettra à l’Agence de Promotion des Investissements de mettre en œuvre sa mission d’interpeller les administrations sur les cas de non application ou de mauvaise application de toute loi ou réglementation en rapport avec la promotion des investissements et des exportations. En effet, selon les problèmes posés, l’API leur communiquera aux décideurs concernés afin qu’ensemble, ils y trouvent des solutions.