Secteurs porteurs d'exportation

L’économie burundaise est très peu diversifiée. Elle est en grande partie dominée par le secteur primaire en particulier l’agriculture qui représente à elle seule plus de 40% du PIB, contribue à près de 90% des exportations et emploi plus de 90% de la main d’œuvre. Les exportations sont alors constituées par les produits traditionnels dont le café et le thé.

Le secteur agricole a été durement touché par les effets de la crise qui a frappé notre pays depuis plus de dix ans (1993-2004) (insécurité, déplacements de population, désorganisation des services de recherche, chute de la production de semences et arrêt de la distribution d’engrais) qui ont eu des répercussions négatives sur la productivité. Malgré ces contraintes, le secteur agricole présente un réel potentiel de croissance durable et équitable, susceptible de maintenir à niveau la production par habitant en termes réels, et d’appuyer des programmes de relance économique et de réduction de la pauvreté.

Mais depuis 2008 le Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers ont augmenté la part de leurs programmes consacrés à l’agriculture.

Mais à côté de ces produits agricoles traditionnels, on remarque la présence du secteur minier qui représente un autre secteur potentiel d’exportation, mais nettement sous-exploité au Burundi suite au manque d’infrastructures (énergie et transport), de tradition minière. A ce jour, des recherches sur les ressources minières ont montré que le pays disposait outre le nickel, cobalt, d’or, de cassitérite, de wolfram, d’étain, etc. Toutefois, le Burundi dispose de ressources considérables, y compris trois gisements de nickel dont les réserves sont estimées à environ 260 millions de tonnes.

Les produits « non traditionnels » étaient constitués en l’occurrence par les légumes, les fruits tropicaux et les fleurs hors saison. Le Gouvernement avait par ailleurs reconnu que la promotion des exportations de ces filières pouvait contribuer à diversifier la structure des exportations du Burundi. Ainsi, l’exportation des produits non traditionnels a connu une poussée entre 1992 et 1993 mais qui n’a pas pu être exploitée suite à l’éclatement de la crise. Voilà plus de 20 ans après, on reconnaît encore que les secteurs agricoles non traditionnels constituent un fort potentiel de croissance d’exportation et d’emploi.

Actuellement, des exportateurs des produits de ces produits sont alors entrain d’emboîter le pas en exploitant les autres opportunités offertes par les marchés que ca soit de la sous région ou d’autres marchés internationaux.

 

Pour plus d'informations sur le service promotion des exportations, consultez le dépliant suivant  Service promotion des exportations. (Cliquez sur le lien pour voir le dépliant)

Consultez aussi le RAPPORT FINAL: IDENTIFICATION DE NICHES D’EXPORTATION POUR LE BURUNDI.(Cliquez sur le lien)